Excursion à Port Alfred

Chaque année les étudiants du Département de Français de l’Université Rhodes à Grahamstown, en Afrique du Sud, font une excursion dans une ville ou un village du Cap Oriental. Et cette année c’était la petite ville portuaire de Port Alfred qui leur a ouvert ses portes. Inutile pour moi d’en faire la présentation, car c’est cela le travail de ces étudiants. Dans ces dépliants, ils ont tenté, chacun à sa manière, de nous introduire dans ce coin du monde qui, pour les uns, passe pour le plus reculé de tous, du point de vue géographique certes, mais qui est pour les autres, un lieu pareil au lys éclos dans la vallée de la Province !  
Peu importe l’objectif visé par les initiateurs de cet exercice, les étudiants de la Rhodes en ont cependant profité pour lancer une double invitation au lecteur : la visite du lieu et l’intérêt à la langue. L’usage rudimentaire de la langue française, avec son exotisme et son charme dans ce cas, invite les lecteurs anglophones à se convertir ! Oui, à s’immerger dans une nouvelle langue dont la beauté n’est plus à démontrer. N’ont-ils pas également invité les cybervoyageurs à visiter le Cap Oriental ? Certes, cela est indiscutable ; néanmoins, ces cybervoyageurs ou ces lecteurs risquent de se satisfaire par la langue française. Dans ce milieu totalement anglophone les traces des visiteurs francophones sont et resteront indélébiles. Oui, les étudiants ont élaboré des dépliants en français, un français visiblement élémentaire certes, mais surtout, ils ont parlé en français lors de ces voyages. Parler en français dans une Nature inconnue revient à s’évader. Néanmoins, cette évasion n’est pas à prendre à la légère, car ces étudiants n’ont pas prêché dans le désert ; ils se sont adressés à une faune et à une flore riches, et je suis tenté de croire que cette belle Nature leur a prêté son oreille attentive. Et comme rien ne se perd, dit-on, leurs propos en français continueront à résonner à jamais dans cette belle Nature.
Ce n’est qu’un exercice, mais qui, chaque fois qu’on le répète, transforme non seulement ces jeunes en adultes, mais aussi porte leur amour de la langue française à une nouvelle dimension.
Merci donc à l’Ambassade de France en Afrique du Sud de permettre ces voyages de découverte, ce cheminement au cours duquel la Nature et la langue française sympathisent harmonieusement. Les étudiants de la Rhodes vous en sont très reconnaissants !
Pour le moment, embarquons-nous avec ces étudiants dans ce voyage ; ils sont nos guides dans ce petit univers dont ils sont devenus ambassadeurs.

Patrice K. Mwepu

Brochure de Bahle

Brochure de Claudia

Brochure de Grace

Brochure de Njabulo

Brochure de Pamela