{"id":5808,"date":"2021-05-06T15:01:42","date_gmt":"2021-05-06T13:01:42","guid":{"rendered":"http:\/\/www.ifas.org.za\/research\/?p=5808"},"modified":"2022-12-07T15:03:33","modified_gmt":"2022-12-07T13:03:33","slug":"appel-a-contributions-call-for-papers-revue-tsingy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/uncategorized\/appel-a-contributions-call-for-papers-revue-tsingy\/","title":{"rendered":"Appel \u00e0 contributions\/ Call for papers \u2013 Revue Tsingy"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Sant\u00e9(s), soin(s) et m\u00e9decine(s) sur la longue dur\u00e9e&nbsp;<\/strong><strong>dans le sud-ouest de l&#8217;oc\u00e9an Indien et ses espaces frontaliers<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&#8211; Revue Tsingy \u2013 Sciences Humaines, Sud-Ouest oc\u00e9an Indien \u2013<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019heure o\u00f9 s\u2019impose progressivement l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00ab One Health \u00bb et alors que la notion de \u00ab sant\u00e9 globale \u00bb motive depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9sormais les politiques d\u2019investissement de sant\u00e9 dans les \u00ab Suds \u00bb (Giles-Vernick &amp; Webb, 2013 ; Baxerres &amp; Eboko, 2019 ; Eboko, 2020), ce dossier souhaite interroger sur la longue dur\u00e9e ces d\u00e9veloppements dans le sud-ouest de l\u2019oc\u00e9an Indien. L\u2019objectif de ce num\u00e9ro consiste ainsi \u00e0 la fois \u00e0 revenir sur les r\u00e9alit\u00e9s contemporaines des politiques de sant\u00e9 dans ces r\u00e9gions et \u00e0 comprendre comment ces politiques se sont constitu\u00e9es et ont \u00e9t\u00e9 appr\u00e9hend\u00e9es par les populations, \u00e0 diff\u00e9rentes \u00e9chelles, entre local et global, sur la longue dur\u00e9e. L\u2019enjeu consistera ainsi \u00e0 interroger l\u2019empreinte quotidienne de l\u2019enchev\u00eatrement des historicit\u00e9s et des cultures m\u00e9dicales qui se rencontrent souvent, s\u2019opposent parfois mais se superposent rarement.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Domaine r\u00e9serv\u00e9 dans un premier temps \u00e0 des m\u00e9decins soucieux de valoriser leurs pratiques (M\u2019Bokolo, 1984), les historiens vont revenir \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980 sur l\u2019enjeu qu\u2019a constitu\u00e9 la m\u00e9decine coloniale et souligner la place des politiques de sant\u00e9 dans le d\u00e9veloppement des politiques imp\u00e9riales et coloniales. Au-del\u00e0 de strictes consid\u00e9rations m\u00e9dicales, la maladie est alors le moyen d\u2019interroger le r\u00f4le du savoir m\u00e9dical dans la construction du pouvoir colonial (Patterson, 1974 ; Dawson, 1987 ; Marks &amp; Andersson, 1987 ; Packard&nbsp;<em>et al<\/em>., 1989 ; Packard, 1989). En 1991, dans un ouvrage aujourd\u2019hui classique, Megan Vaughan d\u00e9montrait ainsi comment l\u2019\u00e9laboration d\u2019un discours m\u00e9dical aux Afriques participe \u00e0 la construction de la figure de \u00ab l\u2019Africain \u00bb per\u00e7u comme pathologique dans son essence, objet de connaissance bien plus que sujet (Meghan, 1991). Les constatations des m\u00e9decins rejoignent alors un savoir ethnographique sur lequel s\u2019appuie les entreprises coloniales (Sibeud &amp; Piriou, 1997 ; Sibeud, 2002). Progressivement, les historiens mettent \u00e0 jour la complexit\u00e9 de ces d\u00e9veloppements qui ne sont jamais synonyme d\u2019une polarisation abstraite entre colonisateurs et colonis\u00e9s, mais des enchev\u00eatrements toujours complexes en fonction des territoires, des temporalit\u00e9s et des acteurs (Hunt, 1999). L\u2019image d\u2019une Afrique simple r\u00e9cipiendaire d\u2019exp\u00e9riences issues d\u2019un pr\u00e9alable europ\u00e9en se brouille et oblige \u00e0 repenser les d\u00e9veloppements de la m\u00e9decine comme une dialectique de fa\u00e7onnement mutuel (Anderson, 1998). D\u00e8s lors, les recherches sont de plus en plus attentives aux diff\u00e9rents registres de soin, et notamment \u00e0 la place des mondes de l\u2019invisible dans les itin\u00e9raires th\u00e9rapeutiques (Rosny, 1992 ; Geschiere, 1995, 2013 ; Bernault &amp; Tonda, 2000 ; Tonda, 2002). Au m\u00eame moment, les anthropologues se donnent eux aussi pour t\u00e2che d\u2019\u00e9tudier \u00ab l\u2019ar\u00e8ne \u00bb (Olivier de Sardan, 1995) que constitue la sant\u00e9, entendue comme fait social total (Mauss, 1923-1924), afin de r\u00e9v\u00e9ler les rapports de pouvoir qui jalonnent sa construction et sa gestion, en prenant en compte les diverses imbrications politiques, \u00e9conomiques, religieuses qui&nbsp;<em>donnent corps&nbsp;<\/em>\u00e0 la personne malade et \u00e0 l\u2019institutionnalisation de ses troubles (Aug\u00e9 &amp; Herzlich, 1984 ; Aug\u00e9, 1986 ; Laplantine, 1989 ; Fassin, 2000 ; Hours, 2001).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Face \u00e0 ces questions, les r\u00e9gions du sud-ouest de l\u2019oc\u00e9an Indien occupent une place importante et concentrent nombre d\u2019observations et de th\u00e9orisations. Madagascar, notamment, occupe une place de choix. Tr\u00e8s t\u00f4t les autorit\u00e9s missionnaires puis coloniales y d\u00e9veloppent une politique de sant\u00e9 in\u00e9dite. En 1896, l\u2019\u00eele est ainsi le premier territoire o\u00f9 est mise en place l\u2019Assistance M\u00e9dicale Indig\u00e8ne (Randrianasolo, 1975 ; Merlin&nbsp;<em>et al<\/em>., 2003). La m\u00eame ann\u00e9e une \u00e9cole de m\u00e9decine \u00e0 destination des malgaches est ouverte par le colonisateur dans la capitale (Mestre, 1999). Il s\u2019agit avant tout de discr\u00e9diter le savoir local en mati\u00e8re de sant\u00e9 au profit de la rationalit\u00e9 biom\u00e9dicale europ\u00e9enne (Burguet, 2017). Avec l\u2019ouverture de l\u2019Institut Pasteur en 1901, la lutte contre les \u00e9pid\u00e9mies \u2013 et en premier lieu la variole \u2013 connait des progr\u00e8s consid\u00e9rables (Merlin&nbsp;<em>et al<\/em>., 2003). En 1912, le premier asile d\u2019ali\u00e9n\u00e9s r\u00e9pondant de la l\u00e9gislation de juin 1838 dans les colonies fran\u00e7aises est ouvert \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de la capitale (Gallien, 2019). Ces installations, certes novatrices, succ\u00e8dent \u00e0 une pr\u00e9sence missionnaire d\u00e9j\u00e0 ancienne, notamment port\u00e9e par la&nbsp;<em>London Missionary Society&nbsp;<\/em>d\u00e8s la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe&nbsp;si\u00e8cle et surtout \u00e0 partir des ann\u00e9es 1860 (Anderson, 2017). Les \u00e9lites malgaches n\u2019ont par ailleurs pas attendue l\u2019arriv\u00e9e europ\u00e9enne pour lutter contre les maladies. D\u00e8s le XVIIIe&nbsp;si\u00e8cle au moins, la lutte contre les \u00e9pid\u00e9mies, notamment varioliques et paludiques, est inscrite dans les codes de loi, tandis que les premi\u00e8res tentatives de vaccination contre la variole sont mises en place par la monarchie Merina d\u00e8s 1804 (Jourde, 1991). Loin d\u2019\u00eatre r\u00e9solus par l\u2019arriv\u00e9e fran\u00e7aise, ces enjeux \u00e9pid\u00e9miologiques se cristallisent avec la colonisation, notamment autour de la peste qui devient un enjeu tout autant politique que sanitaire (Esoavelomandroso, 1981). Les autres territoires de la r\u00e9gion ne sont pas en reste pour autant. En 1991, l\u2019historien John Iliffe soulignait l\u2019importance des d\u00e9veloppements biom\u00e9dicaux \u00e0 partir des ann\u00e9es 1870 en Afrique de l\u2019Est dans la construction des identit\u00e9s (Iliffe, 1991). Des territoires comme les Mascareignes ont eux-aussi concentr\u00e9 les approches d\u2019anthropologues soucieux de comprendre l\u2019effectivit\u00e9 d\u2019un pluralisme th\u00e9rapeutique et la complexit\u00e9 des itin\u00e9raires de soins (Benoist, 1993, 1996 ; Gerbeau, 2000 ; Salle-Essoo, 2011 ; Ga\u00fcz\u00e8re &amp; Aubry, 2012 ; Pourchez, 2014). Pour l\u2019ensemble de ces espaces, qu\u2019il s\u2019agisse des \u00e9pid\u00e9mies (Fuma &amp; Chan Low, 2008), d\u2019affections aigues ou chroniques (Andoche, 1988 ; Mestre 1999, 2001 ; Rakotomala&nbsp;<em>et al<\/em>., 2003 ; Blanchy&nbsp;<em>et al<\/em>., 2006 ; Burguet, 2014 ; Legrip- Randriambelo, 2014 ; Didier, 2015), de la maternit\u00e9 (Pourchez, 2002, 2020 ; Pourette&nbsp;<em>et al<\/em>., 2018), de la sexualit\u00e9 (Rakotomalala, 2012), de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence (Enjolras, 2005) ou encore de la souffrance mentale (Sharp, 1993 ; Gallien, 2020), tous les auteurs insistent sur les \u00ab transactions \u00bb (Bernault, 2019) \u00e0 l\u2019\u0153uvre entre les diff\u00e9rents mod\u00e8les de soin, dans la gestion des personnes malades comme dans les repr\u00e9sentations de la maladie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce dossier souhaite prolonger ces d\u00e9veloppements en se concentrant sur l\u2019historicit\u00e9 de ces questions afin de questionner le&nbsp;<em>devenir du pass\u00e9&nbsp;<\/em>en fonction des \u00e9poques et des localit\u00e9s. Faire rencontrer l\u2019histoire et l\u2019anthropologie sur ces questions signifie ainsi d\u00e9construire les chronologies afin d\u2019identifier les \u00ab fragments \u00bb (Hunt, 1999) pr\u00e9coloniaux, coloniaux, postcoloniaux qui jalonnent les \u00e9poques et viennent brouiller les chronologies conventionnelles pour ainsi faire de la sant\u00e9 un r\u00e9v\u00e9lateur des structures d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 tout en mettant \u00e0 jour la complexit\u00e9 des instances du social. Ce num\u00e9ro se veut donc \u00e0 la fois attentif aux cadres th\u00e9oriques ou socio-politiques dans lesquels s\u2019inscrivent les personnes malades, qu\u2019\u00e0 la somme des pratiques et mat\u00e9rialit\u00e9s souvent marginalis\u00e9es qui fa\u00e7onnent un itin\u00e9raire de soin et sur lesquelles ont insist\u00e9 ces derni\u00e8res ann\u00e9es les \u00e9tudes du&nbsp;<em>Care&nbsp;<\/em>(Gilligan, 1982 ; Abel&nbsp;<em>et al<\/em>., 1991 ; Tronto, 1993, 2013). Nous souhaitons ici revenir sur ce que signifie \u00ab vivre avec le trouble \u00bb (Haraway, 2016) au quotidien dans l\u2019oc\u00e9an Indien occidental face aux transformations des syst\u00e8mes de sant\u00e9, d\u2019abord \u00e0 travers la pr\u00e9sence missionnaire, puis la colonisation, avant l\u2019instauration des politiques d\u2019ajustement structurel et, plus r\u00e9cemment, de la globalisation des normes de sant\u00e9. Comment ces h\u00e9ritages se rencontrent, se superposent ou s\u2019opposent et viennent fa\u00e7onner une \u00e9conomie mixte de soin ? Si la sant\u00e9 peut \u00eatre lue comme une \u00ab \u00e9conomie de la promesse\u00bb (Sunder-Rajan, 2006), comment cette promesse est-elle sans cesse renouvel\u00e9e ? Et \u00e0 partir de quels mod\u00e8les ? La \u00ab modernit\u00e9 \u00e9vanouie \u00bb (Lachenal, 2013) qu\u2019a \u00e9t\u00e9 la colonisation n\u2019est-elle pas finalement qu\u2019une \u00e9ni\u00e8me promesse d\u00e9chue sans cesse rejou\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 nos jours et avant cela par les ambitions missionnaires ? Comment ces promesses se renouvellent-elles ? Et pour quelles transformations ? Devant la multiplication des acteurs de sant\u00e9, coupl\u00e9e \u00e0 un d\u00e9sinvestissement croissant de l\u2019\u00c9tat et \u00e0 une nostalgie de la m\u00e9decine coloniale qui continue de structurer en partie mod\u00e8les et horizons institutionnels (Kamat, 2008 ; Piot, 2010 ; Geissler &amp; Molyneux, 2011 ; Lachenal, 2017), quels r\u00e9seaux, anciens ou plus modernes, structurent cette \u00e9conomie et comment s\u2019actualisent dans le sud-ouest de l\u2019oc\u00e9an Indien ces h\u00e9ritages ? Une attention particuli\u00e8re sera port\u00e9e aux institutions biom\u00e9dicales (h\u00f4pitaux, l\u00e9proseries, dispensaires, maternit\u00e9s, institutions psychiatriques&#8230;) initialement marqueurs de l\u2019imposition coloniale, devenus progressivement lieux de cristallisation d\u2019enjeux m\u00e9dicaux, politiques et \u00e9conomiques qui continuent aujourd\u2019hui encore de concentrer investissements et normes en mati\u00e8re de sant\u00e9 (Chabrol &amp; Kehr, 2018). Comment les anciennes institutions coloniales continuent-elles d\u2019\u00eatre investies ou, \u00e0 l\u2019inverse, ne sont-elles aujourd\u2019hui plus que les vestiges d\u2019anciens syst\u00e8mes de sant\u00e9 \u00e0 bout de souffle ? Quelles rencontres et quels \u00e9changes entre ces diff\u00e9rentes institutions ? Constituent-elles un archipel du soin ? Si oui, \u00e0 destination de quelles personnes et pour quelle efficacit\u00e9 ? Quelle place pour les tradipraticiens dans ces mod\u00e8les alors que ces derniers restent bien souvent le premier recours ? Dans le cas de la sant\u00e9 mentale, que signifie \u00ab vivre-fou \u00bb alors que se mondialisent les politiques de sant\u00e9 mentale \u00e0 partir de crit\u00e8res, et donc de normes, pr\u00e9sent\u00e9es comme universelles (White&nbsp;<em>et al<\/em>., 2017) ? Sur quelles coordonn\u00e9es historiques et g\u00e9ographiques s\u2019appuient cette universalisation du trouble et pour quels effets dans l\u2019oc\u00e9an Indien ? Des questions similaires peuvent \u00eatre pos\u00e9es face \u00e0 certaines maladies chroniques ou aux cancers : ont-ils \u00ab l\u2019occasion d\u2019exister \u00bb (Livingstone, 2012) en contexte indianoc\u00e9anique ? La maternit\u00e9 \u00e9galement se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un lieu privil\u00e9gier pour interroger l\u2019\u00e9paisseur du social et la rencontre entre repr\u00e9sentations familiales, institutions m\u00e9dicales et politiques de sant\u00e9 : que signifie d\u00e8s lors \u00ab \u00eatre m\u00e8re \u00bb (Hugon, 2020) en fonction des \u00e9poques ? Que vient nous dire cet \u00e9v\u00e8nement de vie lorsqu\u2019il est interrog\u00e9 comme un espace variable de rencontre, un&nbsp;<em>topos&nbsp;<\/em>de la colonisation puis des mondes postcoloniaux jusqu\u2019au plus contemporain ? Dans quelle mesure les concepts de \u00ab naissance \u00bb, de \u00ab famille \u00bb, de \u00ab maternit\u00e9 \u00bb ont-ils pu \u00e9voluer et se transformer en fonction des \u00e9poques et des g\u00e9ographies, au gr\u00e8s de pathologisations de certains comportements et de valorisations d\u2019autres ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autant de questions volontairement larges et transversales pour offrir un bilan \u00e9pist\u00e9mologique actualis\u00e9 de ces questions dans ces espaces afin de faire se rencontrer l\u2019actualit\u00e9 de ces recherches qui restent bien souvent micro-localis\u00e9es et dialoguent rarement. Sensible \u00e0 des travaux proposant une lecture comparative, ce dossier se veut transdisciplinaire. Les propositions d\u2019articles pourront donc venir de toutes les disciplines des sciences humaines (histoire, anthropologie, \u00e9conomie, d\u00e9mographie&#8230;) \u00e0 partir d\u2019\u00e9tudes multi-situ\u00e9es ou plus strictement localis\u00e9es dans l\u2019oc\u00e9an Indien occidental (Madagascar, \u00eele de la R\u00e9union, \u00eele Maurice, Seychelles, Comores, Mayotte, Zanzibar) ou d\u2019espaces frontaliers de ces r\u00e9gions (Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie, Kenya, Sri Lanka notamment). Les travaux d\u2019historiens sur ce sujet, particuli\u00e8rement restreints en comparaison de ceux des anthropologues, seront particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9s. Pour laisser une grande marge de libert\u00e9 aux auteurs, les articles pourront faire entre 20 000 et 40 000 signes. Les normes d\u2019\u00e9dition seront transmises apr\u00e8s validation des propositions. Sans que cela soit exclusif, les propositions pourront notamment \u00eatre articul\u00e9es autour de l\u2019un ou de plusieurs des axes suivants :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1. \u00ab Vivre avec le trouble \u00bb : entre marginalisations sociales et implications m\u00e9dicales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Qu\u2019est-ce que signifie vivre avec le trouble dans le sud-ouest de l\u2019oc\u00e9an Indien en fonction des \u00e9poques ? Ici, c\u2019est sur le \u00ab vivre \u00bb que nous souhaitons insister bien plus que sur le \u00ab trouble \u00bb alors que la plupart des personnes une fois \u00e9tiquet\u00e9es \u00ab malades \u00bb se retrouvent condamn\u00e9es \u00e0 la stigmatisation sociale, m\u00eame une fois r\u00e9tablies. Quelles transformations de ces stigmatisations en fonction des acteurs de sant\u00e9 (tradipraticiens, missionnaires, m\u00e9decins coloniaux, experts&#8230;) ? Que signifie l\u2019hospitalisation ou l\u2019internement alors qu\u2019initialement le malade restait cantonn\u00e9 au quartier ou au village ? Quelles places pour l\u2019institutionnalisation religieuse du trouble, notamment face au d\u00e9veloppement des monoth\u00e9ismes anciens ou plus r\u00e9cents ? Que signifie d\u00e8s lors la maladie au quotidien et comment se l\u2019approprie-t-on ? Comment sont prises en charge les personnes au-del\u00e0 du diagnostic et des repr\u00e9sentations qui sont associ\u00e9s au trouble ? Quel hiatus entre gu\u00e9rison biologique et gu\u00e9rison sociale ? Quelle place pour le sujet, dans toute sa subjectivit\u00e9 et sa singularit\u00e9, face \u00e0 l\u2019\u00e9tiquette du diagnostic et l\u2019objectivation qui en d\u00e9coule ? Comment la personne malade parvient-elle \u00e0 n\u00e9gocier sa trajectoire de vie face \u00e0 la pluralit\u00e9 des institutions de sant\u00e9, qu\u2019elles soient biom\u00e9dicales ou dites \u00ab traditionnelles \u00bb, ou face \u00e0 des consid\u00e9rations plus strictement socio-\u00e9conomiques ?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2. De l\u2019expiation missionnaire \u00e0 la&nbsp;<em>Global Health&nbsp;<\/em><\/strong><strong>: que signifie \u00ab policer \u00bb la maladie ?&nbsp;<\/strong>Cet axe souhaite remettre en question la lin\u00e9arit\u00e9 des d\u00e9veloppements en termes de sant\u00e9 dans l\u2019oc\u00e9an Indien. Dans les \u00ab Suds \u00bb, l\u2019enjeu m\u00e9dical se concentre bien souvent avant tout sur la gestion des populations et la transmission d\u2019agent infectieux \u00e9pid\u00e9miques. Les campagnes de vaccination par exemple ou, plus r\u00e9cemment, l\u2019\u00e9laboration d\u2019une g\u00e9n\u00e9tique des populations, appr\u00e9hendent les individus comme un nouveau corps social plus ou moins homog\u00e8ne construit en fonction des cibles et priorit\u00e9s de l\u2019ing\u00e9nierie m\u00e9dicale. Quelle place est d\u00e8s lors attribu\u00e9e au sujet dans ces politiques de sant\u00e9 ? Comment les personnes sont-elles associ\u00e9es \u00e0 ces politiques ? Quelle place pour le soin vis-\u00e0-vis d\u2019imp\u00e9ratifs plus strictement m\u00e9dicaux ? Quelles in\u00e9galit\u00e9s hommes-femmes face \u00e0 ces politiques? Ces in\u00e9galit\u00e9s sont-elles prises en consid\u00e9ration? Ce deuxi\u00e8me point pourra \u00eatre \u00e9galement l\u2019occasion de r\u00e9fl\u00e9chir aux interactions Nord-Sud et \u00e0 la pertinence d\u2019une telle dichotomie afin de revisiter les dominations \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le d\u00e9veloppement des politiques de sant\u00e9 \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 de plus en plus de travaux interrogent les liens \u00ab Sud-Sud \u00bb et l\u2019importance des \u00e9changes inter-r\u00e9gionaux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3. Conduites pr\u00e9ventives et in\u00e9galit\u00e9s sociales<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pand\u00e9mie de la Covid-19 a contraint une large partie de la population \u00e0 des mesures de prophylaxie qui viennent transformer le quotidien. Ce troisi\u00e8me axe propose d\u2019interroger la r\u00e9alit\u00e9 et les cons\u00e9quences de telles injections pr\u00e9ventives au sein de la population. Pour exemple, \u00e0 Tamatave, en juin 2020, les annonces du confinement se soldent par des affrontements entre population locale et forces de l\u2019ordre. Ces tensions viennent en r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9voiler les conditions de vie de chacun et les in\u00e9galit\u00e9s sociales sous-jacentes, les populations les plus d\u00e9favoris\u00e9es \u00e9tant les premi\u00e8res \u00e0 subir privations et cons\u00e9quences du confinement. Ces ph\u00e9nom\u00e8nes ne sont pourtant pas sans pr\u00e9c\u00e9dent : la lutte contre la peste, par exemple, s\u2019est progressivement transform\u00e9e \u00e0 Madagascar en une v\u00e9ritable lutte politique. Les politiques de sant\u00e9 sont alors progressivement per\u00e7ues comme un \u00e9l\u00e9ment suppl\u00e9mentaire dans la conqu\u00eate et la domination du pays. Quelles sont alors les strat\u00e9gies ou innovations d\u00e9ploy\u00e9es par les personnes face \u00e0 ces obligations et ces interdits du quotidien ? Quelles normativit\u00e9s pour des politiques initialement calqu\u00e9es sur des mod\u00e8les socio-\u00e9conomiques des pays du nord ? Que peuvent nous apprendre les exp\u00e9riences des \u00ab Suds \u00bb en termes de pr\u00e9vention ? Quels h\u00e9ritages historiques dans ces conduites pr\u00e9ventives? Quelle arch\u00e9ologie pour ces r\u00e9gimes prophylactiques dans ces r\u00e9gions ? Il s\u2019agira d\u2019explorer comment les propositions sanitaires ou les injonctions prophylactiques sont appr\u00e9hend\u00e9es en fonction des statuts socio-\u00e9conomiques, des p\u00e9riodes ou des modes de vie individuels, et comment s\u2019agglom\u00e8rent injonctions contemporaines et h\u00e9ritages plus ou moins anciens.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Coordinateurs du num\u00e9ro<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Rapha\u00ebl Gallien&nbsp;<\/strong>(raphael.gallien@gmail.com), historien, Centre d&#8217;\u00e9tudes en sciences sociales sur les mondes africains, am\u00e9ricains et asiatiques (UMR 245), Universit\u00e9 de Paris.<\/li><li><strong>Didier Nativel&nbsp;<\/strong>(Didier.Nativel@univ-paris-diderot.fr), historien, Centre d&#8217;\u00e9tudes en sciences sociales sur les mondes africains, am\u00e9ricains et asiatiques (UMR 245), Universit\u00e9 de Paris.<strong>Comit\u00e9 scientifique<\/strong><\/li><li><strong>Nancy R. Hunt<\/strong>, historienne, University of Florida, (CAS)<\/li><li><strong>Laurence Pourchez<\/strong>, anthropologue, INALCO (CESSMA)<\/li><li><strong>Dolor\u00e8s Pourette<\/strong>, anthropologue, Universit\u00e9 de Paris, (CEPED)<\/li><li><strong>Faranirina Rajaonah<\/strong>, historienne, Universit\u00e9 de Paris (CESSMA)<\/li><li><strong>Fran\u00e7ois Taglioni<\/strong>, g\u00e9ographe, Universit\u00e9 de La R\u00e9union (PRODIG)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Calendrier de production<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les propositions d\u2019articles, en fran\u00e7ais ou en anglais, sont \u00e0 soumettre par mail \u00e0 Rapha\u00ebl Gallien (raphael.gallien@gmail.com) et Didier Nativel (Didier.Nativel@univ-paris- diderot.fr)&nbsp;<strong>avant le 15 juin 2021<\/strong>. Elles seront accompagn\u00e9es d\u2019une courte pr\u00e9sentation de leur\u009es auteur\u009ee\u009es pr\u00e9cisant notamment les attaches institutionnelles (4 \u00e0 5 lignes maximum). Les auteur\u009ee\u009es pr\u00e9s\u00e9lectionn\u00e9\u009ee\u009es par les coordinateurs seront pr\u00e9venu\u009ee\u009es par mail au plus tard la semaine du 28 juin 2021. Les premi\u00e8res versions des articles seront attendues pour le 15 octobre 2021. Chaque proposition sera soumise \u00e0 une double lecture aveugle aupr\u00e8s du comit\u00e9 scientifique. La publication est pr\u00e9vue pour le premier semestre 2022.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Long-term health(s), care(s) and medicine(s)&nbsp;<\/strong><strong>in the southwestern Indian Ocean and its border areas<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>&#8211; Revue Tsingy \u2013 Sciences Humaines, Sud-Ouest oc\u00e9an Indien \u2013<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">At a time when the idea of &#8220;One Health&#8221; is gradually gaining ground and when the notion of &#8220;global health&#8221; has for several years now been motivating health investment policies in the &#8220;South&#8221; (Giles-Vernick &amp; Webb, 2013; Baxerres &amp; Eboko, 2019; Eboko, 2020), this issue seeks to examine the long-term implications of these developments in the Southwest Indian Ocean. The aim of this issue is both to review the contemporary realities of health policies in these regions and to understand how these policies have been developed and understood by the populations, at different scales, from local to global, over the long term.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Starting in the 1980s, historians show the importance of medicine in the construction of imperial and colonial policies (Patterson, 1974; Dawson, 1987; Marks &amp; Andersson, 1987; Packard et al., 1989; Packard, 1989; Meghan, 1991). Gradually, they underline the complexity of these developments, rarely synonymous with an abstract polarization between colonizers and colonized (Hunt, 1999). At the same time, anthropologists have also set themselves the task of studying the \u2018\u2018arena\u2019\u2019 (Olivier de Sardan, 1995) that is health in order to reveal the power relations that mark its construction and management.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">The southwestern Indian Ocean regions play an important role in these developments. Madagascar, for example, concentrates health developments with the setting up of the \u201c<em>Assistance M\u00e9dicale Indig\u00e8ne<\/em>\u201d at the end of the 19th&nbsp;century (Randrianasolo, 1975; Merlin et al., 2003), followed by the establishment of a medical school (Mestre, 1999), a Pasteur Institute (Merlin et al., 2003) and the first insane asylum in the French colonies (Gallien, 2019). Succeeding an ancient missionary presence (Anderson, 2017), these facilities should make it possible to disqualify local knowledge in favor of a European biomedical rationality (Burguet, 2017). Epidemic issues, particularly variola and malaria, are very present and crystallize with colonization (Esoavelomandroso, 1981; Jourde, 1991).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">The other localities of this region are not left behind. In 1991, the historian John Iliffe stressed the importance of biomedical developments from the 1870s onwards in East Africa in the construction of identities (Iliffe, 1991). Territories such as the Mascarene Islands have also concentrated the approaches of anthropologists concerned with understanding the effectiveness of therapeutic pluralism and the complexity of care itineraries (Benoist, 1993, 1996; Gerbeau, 2000; Salle-Essoo, 2011; Ga\u00fcz\u00e8re &amp; Aubry, 2012; Pourchez, 2014). For all of these areas, whether epidemics (Fuma &amp; Chan Low, 2008), acute or chronic diseases (Andoche, 1988; Mestre 1999, 2001; Rakotomala&nbsp;<em>et al<\/em>., 2003; Blanchy et al., 2006; Burguet, 2014; Legrip- Randriambelo, 2014; Didier, 2015), maternity (Pourchez, 2002, 2020; Pourette&nbsp;<em>et al<\/em>., 2018), sexuality (Rakotomalala, 2012), degeneration (Enjolras, 2005) or mental suffering (Sharp, 1993; Gallien, 2020), all the authors insist on the \u201ctransactions\u201d (Bernault, 2019) at work between the different models of care, in the management of sick people as well as in representations of illness.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">This issue wishes to extend these developments by focusing on the historicity of these questions. Bringing history and anthropology together on these subjects thus means deconstructing chronologies in order to identify the pre-colonial, colonial, and post-colonial \u201cdebris\u201d (Hunt, 1999) through the times, and so reveal the complexity of the social. Thus, we would like to return to what \u201cstaying with the trouble\u201d (Haraway, 2016) means in the Western Indian Ocean in the face of transformations in health systems, first through missionary presence, then colonization, before the introduction of structural adjustment policies and, more recently, the globalization of health standards. How do these legacies meet, superimpose or oppose each other and come to shape a mixed economy of care? If health can be read as an \u201ceconomy of promise\u201d (Sunder-Rajan, 2006), how is this promise constantly renewed? And from which models? Is the \u201cvanished modernity\u201d (Lachenal, 2013) that was colonization not, in the end, just another disappointment that is constantly being played out again and again? How do these promises renew themselves? And for what transformations? Particular attention will be dedicated to biomedical institutions (hospitals, leprosaria, dispensaries, maternity wards, psychiatric institutions&#8230;) initially markers of colonial imposition, which have gradually become places where medical, political and economic issues crystallize and which continue to concentrate investments and standards in the field of health today (Chabrol &amp; Kehr, 2018).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">These cross-cutting questions are deliberately broad in order to offer an up-to-date epistemological assessment of these questions in these spaces. Sensitive to works offering a comparative reading, this dossier is intended to be transdisciplinary. Articles may therefore come from all disciplines of the human sciences (history, anthropology, economics, demography, geography&#8230;) and focus on one or more regions of the western Indian Ocean (Madagascar, Reunion Island, Mauritius, Seychelles, Comoros, Mayotte, Zanzibar) and its border areas (South Africa, Mozambique, Tanzania, Kenya, Sri Lanka in particular). The work of historians on this subject, which is particularly limited in comparison with that of anthropologists, will be particularly appreciated. In order to leave a large margin of freedom to the authors, the articles will be able to make between 20,000 and 50,000 signs. Publishing standards will be transmitted after validation of the proposals. Without this being exclusive, the proposals may in particular be articulated around one or more of the following axes:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1. \u00abStaying with the trouble\u00bb: between social marginalization and medical implications<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">What does it mean to live with disorder in the Southwest Indian Ocean at different times? Here, it is on \u201cstaying\u201d that we wish to emphasize much more than on the \u201ctrouble\u201d while most people once labeled \u201csick\u201d or \u201cinsane\u201d find themselves condemned to social stigmatization, even once they have cured. What transformations of these stigmatizations according to the health actors (traditional practitioners, missionaries, colonial doctors, experts&#8230;)? How does the sick person manage to negotiate his or her life trajectory in the face of the plurality of health institutions, whether biomedical or so-called \u201ctraditional\u201d, or in the face of more strictly socio-economic considerations?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>2. From Missionary Atonement to Global Health: What does it mean to \u201cpolice\u201d disease?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">This axis wishes to question the linearity of developments in terms of health in the Indian Ocean. In the \u201cSouth\u201d, the medical challenge often focuses primarily on population management and the transmission of epidemic infectious agents. What place is therefore attributed to the subject in these health policies? How are individuals associated with these policies? What place is given to care in relation to more strictly medical imperatives? What are the gender inequalities in relation to these policies? Are these inequalities taken into consideration? This second point could also be an opportunity to reflect on North-South interactions and the relevance of such a dichotomy in order to revisit the dominations at work in the development of health policies at a time when more and more work is questioning the \u201cSouth-South\u201d links and the importance of inter-regional exchanges.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>3. Preventive behaviors and social inequalities<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">The Covid-19 pandemic has forced a large part of the population to prophylactic measures that are transforming daily life. This third axis proposes to question the reality and the consequences of such preventive injections within the population. Health policies are then progressively perceived as an additional element in the conquest and domination of the country. What are the strategies or innovations deployed by the people in the face of these daily obligations and prohibitions? What are the norms for policies initially modelled on the socio- economic models of northern countries? What can we learn from the experiences of the South in terms of prevention? What archaeology for these prophylactic regimes in these regions? It will be a question of exploring how contemporary injunctions and more or less ancient legacies come together.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Coordinators of the issue<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Rapha\u00ebl Gallien&nbsp;<\/strong>(raphael.gallien@gmail.com), historian, Centre d&#8217;\u00e9tudes en sciences sociales sur les mondes africains, am\u00e9ricains et asiatiques (UMR 245), Universit\u00e9 de Paris.<\/li><li><strong>Didier Nativel&nbsp;<\/strong>(Didier.Nativel@univ-paris-diderot.fr), historian, Centre d&#8217;\u00e9tudes en sciences sociales sur les mondes africains, am\u00e9ricains et asiatiques (UMR 245), Universit\u00e9 de Paris.<strong>Scientific committee<\/strong><\/li><li><strong>Nancy R. Hunt<\/strong>, historian, University of Florida (CAS)<\/li><li><strong>Laurence Pourchez<\/strong>, anthropologist, INALCO (CESSMA)<\/li><li><strong>Dolor\u00e8s Pourette<\/strong>, anthropologist, Universit\u00e9 de Paris, (CEPED)<\/li><li><strong>Faranirina Rajaonah<\/strong>, historian, Universit\u00e9 de Paris (CESSMA)<\/li><li><strong>Fran\u00e7ois Taglioni<\/strong>, geographer, Universit\u00e9 de La R\u00e9union (PRODIG)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Calendar<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Paper proposals, in French or English, should be submitted by e-mail to Rapha\u00ebl Gallien (raphael.gallien@gmail.com) and Didier Nativel (Didier.Nativel@univ-paris-diderot.fr) before June 15, 2021. They will be accompanied by a short presentation of their authors specifying in particular the institutional attachments (4 to 5 lines maximum). The authors pre-selected by the coordinators will be notified by e-mail no later than the week of June 28, 2021. The first versions of the articles will be expected by October 15, 2021. Each proposal will be submitted to a double-blind reading by the scientific committee. Publication is planned for the first half of 2022.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sant\u00e9(s), soin(s) et m\u00e9decine(s) sur la longue dur\u00e9e&nbsp;dans le sud-ouest de l&#8217;oc\u00e9an Indien et ses espaces frontaliers &#8211; Revue Tsingy \u2013 Sciences Humaines, Sud-Ouest oc\u00e9an Indien \u2013 \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 s\u2019impose progressivement l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00ab One Health \u00bb et alors que la notion de \u00ab sant\u00e9 globale \u00bb motive depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9sormais les politiques [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":5810,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12,4,21,1],"tags":[],"class_list":["post-5808","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog","category-calls","category-news","category-uncategorized"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5808","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=5808"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5808\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5809,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/5808\/revisions\/5809"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5810"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=5808"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=5808"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ifas.org.za\/research\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=5808"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}